mardi 21 octobre 2008

Tétouan ou de l'habileté d'éconduire les guides insistants





Pour certains, la Médina de Tétouan est la plus belle de tout le Maroc. Située à une soixantaine de kilomètres de Tanger, la ville est considérée, avec Fez, comme l'une des plus traditionnelles du royaume. Sa médina immense laisse présager de la survie des coutûmes ancestrales.

La Médina a la particularité d'avoir une spécialité par rue. La rue du marché d'occasion (ou tombé du camion), la rue des tanneurs, la rue des vêtements, la rue des fruits et légumes, la rue des quincalliers (sur la photo)...

Comme dans apparemment de nombreuses villes touristiques, nous sommes abordés par un guide qui nous montre sa carte officielle. Visite de la Médina pour 50 dh. Nous refusons gentiment. Nous poursuivons notre chemin, mais le guide nous suit et commence à m'expliquer deux trois trucs. Amusée, je lui dis "ah bah non, vous n'allez quand même pas me commencer la visite guidée sans mon accord". Avec humour, il nous relance, nous finissons par accepter. Ses explications ne sont pas très poussées, mais l'homme est drôle, sérieux (même s'il nous amène chez un tisserand avec lequel il semble avoir un petit business) et très serviable. Il nous attendra plus d'une heure pendant que nous déjeunons.

La visite guidée terminée, nous allons dans le Mellah, le quartier juif de Tétouan. Rapidement, un jeune homme nous aborde. Agacés et désormais prévenus, nous essayons de l'éconduire gentiment. Raté, il finit par nous amener à une herboristerie "à deux minutes, juste pour plaisir des yeux". Plus de dix minutes de marche. Il nous fait le coup de nous perdre pour pouvoir nou sramener et gagner 10 dirhams. Excédée, je décide de ne rien lui donner. Le tenancier de l'herboristerie comprend d'ailleurs très vite notre état d'esprit et ne nous impose pas la classique séance d'"explications", sensée précédée la phase d'achat !!!

(Chef)Chaouen de jour !








Une merveille. Un dédale de ruelles plus belles les unes ques les autres. Des portes magnifiques. Une Médina vivante. Les enfants accourent de partout. À la sortie de l'école, devant les boutiques pour acheter 10dh un petit paquet de gateaux. Les vieilles personnes qui montent, courageusement les rues abruptes du quartier. Des marchands, nombreux, qui alpaguent les touristes dès qu'il en passe un. C'est d'ailleurs très agaçant. A peine sortis de la voiture, nous sommes abordés par un vieux monsieur en djelaba. Il a une technique bien rôdée. D'abord il nous explique gentiment qu'évidemment nous pouvons nous garer ici, engage l'air de rien la discussion, puis nous propose une visite guidée de la ville pour 100dh. Nous refusons poliment. L'ennui, c'est qu'il ne s'arrête pas là. Comme si c'était impensable de refuser. Très désagréable, franchement. Car on vient à être systématiquement sur la défensive dès qu'on est abordé.

Même topo avec un vendeur de tissu. Il nous arrête dans la rue, nous récite l'impressionnante liste des départements français qu'il connait, et insidueusement nous incite à venir voir "juste pour le plaisir des yeux" ses nombreux tissus et tapis rifains. A tel point insistant qu'ayant réussi à nous dépétrer de cette situation légèrement oppressante, nous évitons à tout pris de repasser devant sa boutique. Contre productif donc.

Chaouen est aussi connu pour son kif. Il n'est pas rare de croiser des gens dans la rue entrain de se rouler un pétard. Ce qui fait le bonheur des touristes, souvent espagnols, qui viennent visiter la petite ville. Nombreux sont donc les chaoueniens (???!!!!) un peu dans les vapes. Tout le monde fume nous dit-on, sauf les femmes évidemment. Pas bien vu, pas concevable.

(Chef)Chaouen de nuit




Arrivée à Chaouen, à une cinquantaine de kilomètres de Tétouan pendant la nuit. Une petite ville à 600 mètres d'altitude, au pied d'une montage. Elle est renommée pour sa couleur : le bleu, et son kif.

Première balade à la lumière des rares lampadaires. Beaucoup de bleu, quelques échoppes, peu de gens.

Difficile de se repérer dans le dédale de la Médina. Ca grimpe beaucoup, peu de points de repère, si ce n'est aucun. Les rues de ressemblent...

Limite angoissant. Surtout lorsqu'il a fallu trouver un petit taxi dans les rues désertes de la ville nouvelle...

lundi 20 octobre 2008

Fez épisode n°7 : vue du haut du palais Mnebhi





C'est en descendant la rue Talaa Sghira (l'une des deux "artères-repère") qu'on croise ce palais, ancienne demeure du Maréchal Lyautey, du temps du protectorat français. Un homme parlant un français parfait nous propose faire un tour sur la terrasse d'où la vue est paraît-il imprenable. C'est sur cette terrasse que j'ai pris coscience de l'ampleur de la vieille ville.

L'honne glisse dans la conversation qu'en plus d'être devenu un restaurant très chic, le palais acceuille maintenant des femmes abandonnées dans les appartements du dessus. Il nous demandera après nous avoir laissé prendre quelques photos des Dirhams pour ces femmes...