dimanche 21 septembre 2008

F'tour chez des Marocains



Invitée hier soir chez des Tangérois, j'ai enfin pu goûter les joies du f'tour maison. Pas d'yeux rivés sur les montres comme je pouvais le penser. Comme dit la femme de la maison " Nous jeûnons toute la journée, quelques minutes de plus, ce n'est pas grand chose". On attend donc que le soleil se couche. Tous les aliments sont disposés sur la table. Et puis c'est parti. Mais calmement. Au menu : sucré et salé se mélangent. Des pâtisseries marocaines, à base de miel et d'amande. Pas très léger, mais tellement délicieux. Certaines sont en forme de tube, d'autre triangulaires, comme les samoussas indiennes. LE PLAT DU F'TOUR, c'est la soupe. La Harira. Une soupe riche et épaisse. Avec du vermicelle (enfin une sorte), des pois chiches, des haricots, de la tomate. Un plat obligatoire pendant le Ramadan. Un plat qui donne chaud. Croyez moi, quand il fait trente degrés, ça chauffe ! Il y a aussi des sortes de blinis. Des galettes rondes beurrées et sucrées. Un délice. Mais aussi des minis pizzas, des sortes de quiches lorraine (sans lardon, évidemment), des petits feuilletés au fromage, et des sauces étranges. Qui ne servent pas à accompagner un plat mais se mangent à la cuillère. Il y en avait de deux sortes. L'une à l'amande et au sucre -paraît-il très difficile à cuisiner- l'autre dont l'apparence faisait penser à la crême de marrons et le goût indescriptible... Des dattes.
A boire, premier étonnement. Pas de thé à la menthe. Mais du café. Avec ou sans lait, c'est as you like. Pour moi, c'était lait à l'amande. Les petits ont opté pour le lait fraise. Une fois le premier repas de la nuit terminé, chacun se met à son aise. On enlève chaussures, babouches ou sandales. Et on s'allonge sur ces canapés immenses, qui bordent en général l'ensemble du salon. En silence. Les marocains ne sont pas bavards à table. Un ange passe.

samedi 20 septembre 2008

Grand Socco



Voici la place par laquelle on rentre dans la Médina. Pas loin, la kasbah... c'est la place du Grand Socco

vendredi 19 septembre 2008

Vocabulaire


Bon, il va falloir s'y mettre, c'est une évidence. Les Tangérois parlent assez peu français finalement. Ils parlent plus espagnol... normal. L'Espagne c'est en face. Trente minutes de bateau je crois.

En Darija-le dialecte marocain- je pars donc du niveau zéro.
Voici la seule conversation dont je sois capable pour l'instant (et ça doit être bourré de fautes) :


es-salam ali-koum Bonjour
wa ali-koum es-salam Bonjour à vous aussi (la réponse en fait)
bes-slama Au revoir
choukrane Merci
bchal Combien (très utile pour faire style on parle arabe en début de conversation dans la Médina)
Douze Allez-y (nécessaire pour circuler en bagnole en bonne intelligence)
b'chouia b'chouia pas trop vite, lentement
yallah ça c'est facile, c'est "voilà"

Photos !


Il a fallu faire des photos d'identité aujourd'hui... Je descends donc dans une boutique en bas de chez moi, Rue de Fes. Après avoir posé dans un studio archi kitsch au sous-sol, on me fait patienter quelques minutes, le temps que mes photos soient prêtes.
12 petit-format, 4 format classique
Le tout pour seulement 45 Dirham avec un Bonus : une grande photo, rien que pour moi. Choukran !

Vue de mon appartement


Hier. Vers 18h, quelques minutes avant le coucher du soleil. La rue s'agite. Le f'tour, c'est pour dans quelques minutes. Les Tangérois se ruent chez eux, histoire de rompre le jeûne en famille. De mon balcon, voici la luminosité. Dommage que vous ne puissiez pas profiter des sons qui montent de la ruelle...
Se balader dans les rues de Tanger quelques minutes avant le F'tour n'est pas recommandé. C'est l'heure où est enregistré le plus gros nombre d'accidents de la circulation. Les gens sont pressés, parfois stressés. Notamment pour les fumeurs qui s'abstiennent et souffrent ddu manque de nicotine. Les scènes d'énervement sont un peu plus nombreuses. Exemple lors de la légalisation de mon contrat de bail dans une des antennes administratives. Non loin de la rue de Fes. Un vieil homme attend depuis une demi-heure. Un malentendu et c'est parti. Il se lève, menace avec sa canne. La marocaine qui m'accompagne m'explique alors qu'il n'a qu'une envie, c'est d'une clope... Il compense comme il peut.

L'installation


Autour de moi, le chaos. Et j'adore ça. C'est le Ramadan, en plus, donc on est directement dans le bain... Par respect, on ne boit, ni ne mange, ni ne fume devant les fidèles. Ce qui n'empêche pas la médina de grouiller de monde, de fruits, de viande, de légumes.... Voici justement une image de la Médina, sous le soleil.

Le Ramadan, c'est aussi la vie au ralenti le matin. Et une nuit agitée. Les magasins ouvrent tard. Vers 11heures. Ils ferment à l'heure du F'tour. Moment mort dans la ville. Personne dans les rues, ou si peu. Le Ramadan c'est encore la fermeture de quasiment tous les bars pendant la journée. Difficile de se désaltérer en terrasse tout au long de ces trente jours de jeûne.